| Pour les Celtes, nos
ancêtres, le Paradis est Avallon, situé sur une île au milieu du Grand
Océan Hyperboréen. "Avallon" la Pommeraie, rassemble les pommiers portant les
fruits du savoir. Car, au cur de la Pomme, gît le signe de lHomme et de la
Connaissance, "le Pentagramme". Pour le découvrir, il suffit de couper une
Pomme suivant une ligne horizontale à égale distance de lillet (ou mouche)
et du pédoncule (ou queue). On découvre alors cinq loges formant le dessin dune
étoile à cinq branches, ou de lhomme de Léonard de Vinci ou Pentacle. |
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Le roi Arthur sur l'île
d'Avallon |
La lumière Stellaire apporte à lhomme la Connaissance du monde, ceci par
lentremise dune petite boule de pulpe doucereuse et parfumée.
La Pomme sauvage
spontanée (malus dasphylla) existe dans nos montagnes depuis la fin du quaternaire
(Post-Wurm).
A lorigine, la
culture du pommier (-3000 ans) est confinée au Moyen-Orient (Pamir, Anatolie et nord de
lIran). Ce sont les Indo-Européens (Proto-Celtes, Doriens, Galates) qui dans leurs
migrations vers louest rapportèrent sa culture en Occident.
Cette culture fut
propagée par les Celtes comme fruit de bouche et comme légume. Elle servait peu à la
fabrication de boisson. Ils lui préféraient la cervoise (bière) et le vin importé du
sud. |
Par
contre, la Pomme est omniprésente dans liconographie mythique. On la voit
souvent dans la main des dieux et des déesses. Rigantona-Anna, la déesse mère, que les
Gaulois nommaient Epona, est représentée assise sur sa jument, tenant
une Pomme de sa main droite.
Cernanos, le dieu
cornu, roi des mondes souterrains, protecteur des trésors et des bêtes à cornes, est
assis en tailleur, tenant dans sa main, soit une Pomme, soit un torque, soit une
bourse ou un serpent à tête de bélier.
Cette Pomme est
à la fois une arme et un remède. |
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Déesse gauloise EPONA |
Brian, fils de Tuireann, lance une Pomme à la tête du roi de Perse. Le coup est
si rude que la cervelle sort par la nuque.
Son frère cadet,
3ème fils de Tuireann, lance des Pommes à la tête de leurs ennemis. Après avoir
fait éclater les têtes, elles reviennent intactes dans ses mains.
Lorsque Lug (Lugos en
gaulois) impose un tribut aux assassins de Cian, son père, il leur demande pour
"Prix du sang" trois Pommes, une peau de porc, une lance, deux chevaux
etc...
Si un jour par hasard,
vous entrez dans le jardin dIs berna, vous y verrez un pommier immense ne portant
que trois Pommes énormes. Vous pourrez en manger autant quil vous plaira
sans que ce fruit diminue. Cette nourriture vous préservera de toute maladie et le temps
naura pas de prise sur vous. Si vous en sortez, vous ne reconnaîtrez ni lieu, ni
gens, ni bêtes, car le temps aura passé. Mais trouverez-vous ce séjour des
"Immortelles" dans lîle dAvallon? Si non? Vous ne pourrez le
rejoindre quà la fin dune vie de luttes, de sacrifices et de vertu.
Mais, dès maintenant,
vous pourrez manger une Pomme. Elle vous procurera santé, sommeil et rêves.
Un autre mythe,
primordial, nous dit que la terre tourne autour dun axe qui est lIf portant
des Pommes pour fruits. Cet If est le lien entre notre monde et lautre monde
(le Sid), dont les portes ne s'ouvrent quà Samain, le Samonios des gaulois, la
Toussaint des chrétiens, le premier novembre. Ce lien avec lautre monde, de
lIf et des Pommes, est conservé dans une pratique de Plougastel-Daoulas. A la
Toussaint, après les vêpres, on vend aux enchères dans lenclos paroissial, le
Gwezenn an Anaon: Larbre des âmes. Cet arbre est formé dun tronc dif
ou dautres conifères écorcés, dont les branches sont taillées en pointes. Sur
chaque pointe est fichée une Pomme. Ladjudicataire revend chaque Pomme au
profit de la paroisse, ladjudication servant à payer des messes pour le repos des
âmes des pauvres défunts. Lacquéreur, dépositaire du tronc, doit le regarnir et
le remettre en vente à la Toussaint suivante. Le Gwezennan Anaon gardera durant cette
année, la maisonnée de tout malheur.
Yves Castel, guide conférencier de la
ville de Dinan |