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1- LA RECOLTE 

 La. récolte est la première opération à mettre en oeuvre dans la chaîne des opérations pour la fabrication du cidre. Cette étape, comme toutes les autres, est importante : de bonnes conditions de récolte sont un gage de réussite d’un bon cidre.

Quand récolter ? Attendre que les pommes soient tombées; ainsi le fruit grossit et acquiert toutes ses qualités jusqu’à sa chute naturelle. EVITER DE GAULER.

  • · Effectuer la récolte en plusieurs passages par ramassage au sol, suivant les époques de maturité des fruits (pommes de première saison pour les variétés tendres, de deuxième saison pour les variétés demi-dures et de troisième saison pour les variétés dures). Ne pas oublier qu’au sol le fruit évolue très vite. Prendre soin d’effectuer un premier passage avant la chute naturelle des fruits pour retirer les «châtunes » (pommes véreuses, tombées par un coup de vent...).

  • · Ne récolter seulement que les fruits propres et sains. La propreté est une des premières conditions pour obtenir un bon cidre.

  • · Eviter les rosées du matin et du soir. Pratiquée à la main ou par une machine, la récolte s’effectue de préférence par temps sec.

  • · Bannir les sacs en plastique pour ramasser les pommes; les sacs de toile de jute ou les sacs à maille sont les meilleurs.

La cueillette et le ramassage doivent être effectués en temps opportun en évitant de blesser les fruits de l’arbre.

2- LE STOCKAGE

Le stockage des pommes ramassées dans les vergers permet d’assurer une bonne conservation des fruits jusqu’à la fabrication du cidre. Au cours de cette étape, les pommes doivent pouvoir, non seulement garder leurs qualités premières, mais encore acquérir leur peine maturité. Et augmenter ainsi leur valeur cidrière.

Où stocker? A l’abri des intempéries et de l’humidité du sol.

  • · En tas sur un plancher ou sur un béton en pente pour l’évacuation des jus sur une hauteur de 0.50 à 0.60 cm.

  • · En sac filet perforé.

Attention: les pommes finissent de mûrir elles doivent rester sèches pour éviter la pourriture.

Seules, les pommes de maturité parfaite permettent de fabriquer un bon cidre.

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3- LE BRASSAGE

Le brassage: 3ième étape qui se divise elle même en plusieurs temps ou opérations:

Quand brasser?: Par temps sec, lorsque les pommes sont mûres, quand:

31- LA PREPARATION DES LOCAUX ET DU MATERIEL

Cette opération conditionne la réussite d’un cidre de qualité.

Seule, une futaille propre et saine assure une bonne conservation du cidre.

32- LE LAVAGE DES POMMES

Cette opération n’est nécessaire que Si les pommes ramassées ne sont pas propres. Broyer des fruits souillés de terre, de feuilles ou de brindilles entraîne l’introduction dans les jus sortant du pressoir de nombreuses impuretés et ferments de maladie. Cette pratique provoquerait l’altération des cidres, car la fermentation ne purifie pas tout, comme on le croit trop souvent.

33 - LE TRIAGE

Il permet d’éliminer les pommes moisies qui donnent un cidre faible en alcool, un mauvais goût au cidre ou empêcheraient une bonne défécation.

 34- LE RAPAGE ET LE BROYAGE

Pour pouvoir extraire le jus de la pomme par pressage (ou pressurage), il est nécessaire de la diviser en un certain nombre de morceaux sans pour autant effectuer une bouillie ou une purée.

Les appareil utilisés pour cette étape sont la râpe et le broyeur. Bien souvent, seul le broyeur est utilisé.

schéma en coupe).

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Seul un broyage fin sans en faire une bouillie permet d’effectuer un bon pressage et d’extraire un jus de qualité.

 35- LE CUVAGE

Après le broyage, la pulpe obtenue est entreposée plusieurs heures ( 6 h à 10 h) pour décanter à l’abri de l’air. C’est le cuvage qui s’opère dans une cuve plus haute que large pour éviter une oxydation à l’air trop importante.

Les effets du cuvage sont importants pour la suite des opérations:

  • · Une augmentation du passage des pectines et du sucre dans le jus ( bon pour la défécation).

  • · Une augmentation du rendement en jus (moût)

  • · Un épanouissement des arômes naturels.

  • · Une meilleure coloration du cidre

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36- LE PRESSAGE

Cette opération, la plus spectaculaire sans doute des étapes pour la fabrication du cidre, consiste à monter le marc de pommes sur la table du pressoir pour ensuite le presser afin d’extraire tout le jus de la pulpe.

Le rendement de la pulpe en jus oscille de 60% à 90% selon les pressoirs et les techniques de pressage.

Le pressoir tradItIonnel à vis - sur table en bois ou en ciment- permet d’obtenir environ 500 litres de jus par tonne de fruits.

Les pressoirs hydrauliques sont plus performants en rendement: 800 litres par tonne de fruits pressés. Autrefois (et encore aujourd’hui par quelques cidriculteurs artisanaux), l’utilisation de la paille pour le drainage du jus obligeait à couper le marc avec un grand couteau. De nos jours, la paille peut contenir des résidus de pesticide ou des bactéries responsables des défauts du cidre. Aujourd’hui, L’utilisation des claies et de toiles est préférable pour l’augmentation en jus et pour éviter ce recoupage du marc. Les toiles doivent toutefois être lavées régulièrement pour ne pas altérer le goût du cidre.

37- LE REMIAGE

 Cette opération n’est pratiquée que si on ne souhaite pas un cidre pur jus. Le remiage du marc (ou remuage ou retrempage) consiste à mouiller le marc avec de l’eau afin d’obtenir un « peut cidre » moins alcoolisé, utilisé pour cidre de table ou pour être mélangé au premier jus extrait.

En effet, le premier pressurage ne permet d’extraire que 50 à70 kilos de jus pour 100 kg de pommes qui en renferment environ 95 kilos. Seule une eau potable, irréprochable sur sa qualité, est ufihisée pour le remiage.

La pratique du remiage est de plus en plus abandonnée aujourd’hui par les amateurs de cidre pur jus.

4 - LE PREMIER SOUTIRAGE

Cette opération fait suite à la défécation, c’est-à-dire l’épuration naturelle du moût (notamment sous l’action du tanin), avant la fermentation.

La défécation est une étape très importante à contrôler par le cidriculteur, car quelques jours après le pressage ( 5 à 6 jours), il faut réussir la montée du « chapeau brun »à la surface du fût et la décantation des lies au fond. Le ratage de la défécation peut être dû à:

On conseille donc pour réussir cette opération:

Le soutirage consiste à transvaser le jus clarifié avec une pompe à débit lent dans un fût venant d’être soufré et rincé. Voir le schéma. Cette opération doit se réaliser à l’abri de l’air car l’oxydation du cidre à l’air provoque une fermentation rapide.

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Un beau chapeau brun est l’indice d’une bonne défécation et donc d’un bon cidre. Un bon soutirage permet d’obtenir un cidre clair.

 5 - LA FERMENTATION

 Cette étape est le résultat de l’alchimie s’opérant à l’intérieur du fût: bien clarifié, débarrassé de ses lies par un bon soutirage, le moût déféqué va subir maintenant sa véritable fermentation alcoolique.

La fermentation alcoolique, c’est la transformation du sucre en alcool et gaz carbonique sous l’action de la levure, organisme vivant microscopique qui pour opérer cette transformation doit trouver dans le cidre les matières minérales et les matières azotées pour assurer son existence et sa reproduction.

On conseille:

Pour éviter le " piquage du cidre", utiliser des bondes aseptiques.

6 - LA SURVEILLANCE DE LA FERMENTATION ET LE DEUXIEME SOUTIRAGE

  La conduite de la fermentation est importante: une fermentation lente assure au cidre:

Le contrôle de la fermentation effectué régulièrement à l’aide du densimètre permet:

Le deuxième soutirage, non obligatoire et effectué pour des valeurs du densimètre supérieure à 1035 ou inférieure à 1025, permet:

Ne pas oublier qu’un deuxième soutirage mal fait est plus nuisible qu’utile.

 7 - LA MISE EN BOUTEILLES

C’est le mode de conservation idéal du cidre « sec » et du cidre « doux ».

Les conditions pour avoir un cidre « doux » en bouteille:

Connaître les valeurs suivantes du densimètre:

NB: Ces valeurs représentent la quantité de sucre encore restante dans le cidre, ce qui permettra une plus ou moins grande effervescence et un goût plus ou moins sucré de la boisson.

Mettre on bouteille que lorsque le cidre est stabilisé et lorsque la densité est suffisante pour obtenir le cidre souhaité.